Le barrage et la centrale Paton

Des installations destinées à la Paton


Ouverture de l’usine Paton

Installé à Sherbrooke en 1866, Andrew Paton ouvre son usine de lainage le 1er juillet 1867. L’usine Paton est l’une des figures dominantes de la période industrielle de la ville. Elle sera durant des décennies l’un des plus grands employeurs de la ville, en plus d’être la manufacture de laine la plus importante au Canada. Ses besoins énergétiques vont modeler l’utilisation du barrage no 1 et la construction des actuels barrage et centrale Paton.

Les installations de la Sherbrooke Land and Waterpower Company

De 1909 à 1967, c’est la Sherbrooke Land and Waterpower Company, une filiale de la Paton Manufacturing, qui gère les droits et la production énergétique du barrage no 1 et de la centrale qui y est rattachée. Photo : août 1960.

Des vestiges de l'ancien barrage no 1

En octobre 1957, le niveau de l’eau à l’embouchure de la gorge de la rivière Magog est bas; on peut alors apercevoir des vestiges de l’ancien barrage no 1 construit dans le dernier tiers du 19e siècle.

Texte de l'audio

Au milieu des années 1920, la Paton est alors parmi les compagnies de laine les plus importantes au pays. Elle procède à des agrandissements et achète même des ateliers concurrents. Mais un problème demeure : pour réussir à honorer ses carnets de commandes, la Paton doit être mieux desservi en électricité, ce que le vieux barrage no 1, construit en 1854, et bonifié à quelques reprises, ne permet plus. La solution? Construire un tout nouveau barrage, ainsi qu’une centrale elle aussi dédiée à la compagnie située au coin des rues Belvédère et King.

C’est en 1926 que le projet se concrétise. Le nouveau barrage est érigé un peu en aval de l’ancien, avec une hauteur de chute plus importante, laquelle s’élève maintenant à 7 mètres. D’ailleurs, c’est lors de ces travaux que la portion de la rivière Magog, que l’on appelle aujourd’hui lac des Nations, prend sa configuration actuelle. À cette occasion, l’augmentation de la hauteur de chute du barrage engendre l’inondation d’un grand nombre de terrains situés en bordure de la rivière Magog, créant ainsi un réservoir plus étendu que durant les décennies précédentes.

Du côté de la centrale Paton, elle est construite en 1927, sur la rive opposée au complexe Paton. Comme pour les autres centrales de l’époque, son fonctionnement nécessite une présence humaine assidue pour assurer une production électrique constante et suffisante. La gestion des vannes d’évacuation des crues est également manuelle. C’est en 1967 que la Sherbrooke Land and Waterpower Company, une filiale de la Paton, vend ses droits sur le barrage et la centrale Frontenac au réseau électrique municipal de Sherbrooke. Dès l’année suivante, la petite centrale qui produit 1600 KW grâce à ses deux turbines, est automatisée.

Extrait de
D'un barrage à l'autre

D'un barrage à l'autre image circuit

Présenté par : Musée d'histoire de Sherbrooke

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