Nous voici devant une reconstruction de cinq camps de bûcherons des années 1930-1940. Le musée touristique du Chantier Gédéon vous fait découvrir le dur labeur et les conditions de vie difficiles dans lesquelles vivaient les bûcherons. On y retrouve cinq bâtiments: dont le dortoir, la cuisine, le magasin général, le camp du contremaître et l'écurie.
Le travail dans les chantiers forestiers s'étendait habituellement entre les mois d'octobre et avril. Très tôt à l'automne, l'emplacement nécessaire pour les camps était déboisé. Les hommes engagés les construisaient avec du bois coupé sur place. Il ne fallait pas plus que de sept à dix jours pour terminer la construction de tous les bâtiments. D'octobre à la fin février, c'était la période d'abattage des arbres. En mars et avril, on transportait le bois coupé jusqu'au plan d'eau.
Au printemps, lors du dégel, commençaient la drave et le flottage du bois. Alors le travail en forêt cessait. Les hommes ramassaient leurs affaires, récoltaient leurs salaires et remboursaient leurs dettes au commis. Ils retournaient alors chez eux.
Les conditions de vie difficile dans les chantiers, le travail ardu que devaient effectuer les bûcherons, un métier qui était passablement dangereux et le maigre salaire d'un dollar par jour, tel était la réalité de ses hommes.