C’est entre 1852 et 1855 que le quai, remplaçant la jetée datant de 1838, est construit à la Pointe-aux-Orignaux. À l’origine, le quai a une vocation commerciale : exportation de bois, de blé et d’autres denrées agricoles.
En 1855, le quai est allongé, devenant ainsi après Québec le lieu le plus rapproché de la rive nord de l’estuaire. Des navires venant du nord y accostaient au moins deux fois par semaine. Particulièrement long (1 218 pieds – 371 mètres), le quai est accessible aux bateaux même à marée basse, ce qui était assez rare. L’historienne Pierrette Maurais rappelle que le quai desservait les paroisses de Rivière-Ouelle et de Saint-Denis, d’où son nom de quai de Saint-Denis donné par Jean-Charles Chapais « afin de narguer les gens de Rivière-Ouelle croit-on » rapportait Paul Henri-Hudon dans son ouvrage Rivière-Ouelle de la Bouteillerie, 3 siècles de vie.
À ce transport de marchandises s'ajoute vers 1877 un service de traversiers qui faisait la liaison entre Rivière-Ouelle (Pointe-aux-Orignaux) et La Malbaie (Pointe-au-Pic). Le traversier amène les passagers au quai, d'où on les conduit par diligence jusqu'à la gare de Rivière-Ouelle où ils peuvent prendre le train. Le traversier est en service jusqu’en 1920.
« Au cours de l’automne 1936, le quai perd près des deux tiers de ses installations, dont la fameuse jetée, lors d’une tempête de grands vents »
Source citation : Étude de l’aire patrimoniale de la Pointe-aux-Orignaux, Rivière-Ouelle, Patrimoine bâti, paysages et archéologie, janvier 2014
Source image: Le quai de Rivière-Ouelle. Photo : Jean-Baptiste Dupuis, Archives famille Norbert-É. Dionne