Aqueduc romain

Une réalisation colossale

L'Aqueduc de Ségovie traverse de part en part la ville qu'il a approvisionnée en eau et enrichie en beauté pendant près de 2000 ans.

Considérée comme l'une des réalisations les plus impressionnantes de l'ingénierie de l'Empire romain, sa construction remonte à la fin du Ier siècle av. J.-C. et il a été en usage jusqu'au milieu du XXème siècle.

En contemplant la perfection de ses arcs, vous comprendrez pourquoi cet héritage de la Rome antique, situé à seulement une heure de Madrid, est la destination obligée de centaines de milliers de visiteurs chaque année.

Une œuvre majeure de l'ingénierie hydraulique

Long de 16 km, son arcature s’étend sur 958 mètres et sa hauteur maximale est de 28,10 mètres. Il possède au total 166 arcs.

Ces arcs ont été construits au moyen de grosses pierres de taille de granit de Guadarrama, lesquelles, liées par leur propre poids, sans aucun mortier, se tiennent en parfait équilibre entre-elles. L’eau parcourait jadis le canal existant dans sa partie supérieure et traversait la ville sous son revêtement afin d’arriver plus bas, à l’Alcázar.

L’Aqueduc fut déclaré «Monument National» en 1884 et «Patrimoine de l’Humanité» en 1985.

Le pont du diable

Une vieille légende qui circule dans Ségovie raconte que l'Aqueduc a été l'œuvre du diable.

Selon cette légende, une jeune fille, qui était servante dans la maison d'un homme fortuné, devait aller chercher tous les jours de l'eau fraîche à la rivière. La tâche de descente et de remontée des cruches était tellement dure qu'elle fit appel au diable et lui offrit son âme pour ne plus avoir à supporter cette corvée.

Le diable écouta la demande de la jeune fille et lui promit de trouver une solution pour qu'elle n'ait pas besoin de transporter autant d'eau. Mais il devait accomplir cette tâche avant que le soleil ne se lève. C’est sous cette condition seulement qu’il pourrait prendre l'âme de la jeune fille. D’après la légende, le diable travailla toute la nuit sans répit, pour construire un grand pont qui permettrait de transporter de l'eau vers la partie supérieure de la ville. Mais lorsqu’il ne manquait plus qu’une pierre pour achever son œuvre, le premier rayon de l’aube apparut et la jeune fille réussit à sauver son âme.



Extrait de
Les sites légendaires de Ségovie

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