Les maisons Bérubé et Lebel

Promenade sur le voyage de foin, vers 1930

Les jeunes villégiateurs profitaient volontiers d’une promenade sur le haut du voyage de foin: ici, vers 1930.

Vers 1855, Cacouna était déjà un lieu de villégiature.  Pour héberger les visiteurs, de plus en plus nombreux, les habitants se firent construire des maisons plus grandes.  On ouvrit également un hôtel et plusieurs commerces.  L’ouvrage ne manquait pas et c’est ce qui incita le charpentier-menuisier, Jean-Baptiste Bérubé de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, à venir y offrir ses services.  En plus de participer à la construction de nombreuses bâtisses, ce travailleur ingénieux fabriquait et réparait des instruments agricoles et, particulièrement, des charrettes à foin.  Pour le différencier de son voisin, qui avait le même patronyme, on le surnomma d’ailleurs «Bérubé charrette».

Source photo:
Photo : Mary Tudor Montizambert, coll. David Crombie


Atelier de menuiserie des Bérubé

Atelier de menuiserie des Bérubé, en 1992.  Il a été débâti au début des années 2000.

L’atelier de Jean-Baptiste Bérubé était divisé en deux parties bien distinctes et sa famille en occupait une section, car il louait sa maison pendant toute la saison estivale.  Plus tard, M. Bérubé et son voisin achetèrent  l’ancien presbytère de Saint-Arsène et le démontèrent.  Les matériaux ainsi récupérés permirent aux deux hommes de se construire chacun une petite maison secondaire, à côté de leurs demeures principales.  Quatre générations de Bérubé se succédèrent ici.  Ils ne se transmettaient pas seulement la maison, mais aussi le métier de menuisier.  En plus d’entretenir l’église anglicane, ils ont tous travaillé à rénover maisons et cottages au cours des ans.

Source photo:
Photo : Georges Pelletier


Les maisons Bérubé

Les maisons Bérubé, aujourd'hui.

En 1911, la maison paternelle passa à Alphonse qui, six ans plus tard, la rehaussa d’un étage pour y accueillir des touristes.  En 1948, l’un des fils transforma la petite maison, à gauche sur la photo, dans laquelle il habite toujours.

Source photo:
Photo : Lynda Dionne, 1992


La maison Lebel et son fournil

Côté sud, la maison Lebel et son fournil.

La famille Lebel, du côté sud de la rue, louait aussi sa maison aux visiteurs et s'installait dans le fournil pendant la belle saison.

Source photo:
Photo: Geneviève Sévigny 2011, MRC de RdL - MCC


La coupe de glace

Une corvée de coupe de glace sur l’étang au pied du coteau sur le terrain de la ferme Lebel.  Lorenzo et ses voisins, entre autres Andrew Dunnigan, sortaient de gros blocs à l’aide de pinces.

Dans la première moitié du vingtième siècle, sur le premier comme sur le deuxième rang, des agriculteurs coupaient une bonne quantité de glace en période hivernale.
Dans le Haut du village, Wilfrid Guay et Lorenzo Lebel possédaient chacun un étang au bas du coteau. L’hiver venu, ils pouvaient emmagasiner facilement un grand nombre de blocs de glace de bonne qualité pour leur besoin et ceux du voisinage. Le travail de coupe et de charroyage s’étalait sur deux à trois semaines.  Le cultivateur Lorenzo Lebel en stockait un bon nombre à la villa Montrose de Sir Montagu Allan. La glace se gardait ainsi facilement une bonne partie de l’été.

Source photo:
Album photo de Mary-Ann Dunnigan, coll. Réal Rioux




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