La nature se réveille

Les arbres fruitiers sont en fleurs

Le printemps est aussi propice à la floraison d’arbres fruitiers. Le territoire compte une quinzaine d’espèces d’aubépines, dont les fleurs portent des étamines de couleurs variables, souvent très voyantes. Prenez le temps de les comparer tout en vous méfiant des épines plus ou moins longues présentes sur leurs troncs et leurs branches. La pie grièche empale ses proies sur les épines avant de les manger. Les fruits de l’aubépine s’avèrent une excellente nourriture pour les oiseaux en hiver.
Tôt au printemps, observez la floraison spectaculaire de l’amélanchier, un arbre indigène au tronc grisâtre, qui porte de nombreuses fleurs d’un blanc éclatant et des fruits qui ressemblent à de petites poires à l’automne. Sur votre passage, vous aurez probablement aussi l’occasion de voir des pommiers échappés de culture. La fragrance de leurs fleurs pourrait vous aider à les repérer.

(Photo: Fleur de pommier)


Le trille rouge

Au marais, prenez le temps de bien observer la floraison des plantes printanières à proximité des sentiers. Certaines sont éphémères et magnifiques, comme l’érythrone, les deux dicentres et les deux claytonies! Le trille rouge offre aussi des fleurs remarquables. Son nom dérive du latin « tres » qui signifie « trois », en référence au fait que toutes les parties de la plante sont par trois : trois pétales rouge foncé, trois sépales verts, six (deux rangs de trois) étamines, trois stigmates terminant le pistil et trois feuilles larges.

(Photo: Trille rouge)


Le petit prêcheur

Le petit prêcheur fabrique une inflorescence un peu étrange. Les fleurs, mâles ou femelles, se rassemblent au pied d’une colonne protégée par une grande membrane rayée, enveloppante, au sommet replié au-dessus de la colonne. L’ensemble fait penser à un prêtre dans une chaire dotée d’un abat-voix, d’où le nom donné à l’espèce. Les Iroquois la nommaient « berceau », car  elle rappelle aussi la forme d’un porte-bébé amérindien. Vivace, cette plante vivrait plus de 200 ans et change de sexe plusieurs fois durant ce temps. Elle est assez fréquente dans les forêts humides bordant les cours d’eau (plaines d’inondation).

(Photo: Petit prêcheur)


Le vérâtre vert

Le vérâtre vert est une grande plante vivace formant de vastes colonies. Sa tige bien droite peut atteindre 1 à 1,5 m de hauteur. Les feuilles sont larges, fortement veinées et plissées. Ses fleurs jaune verdâtre forment une espèce de pyramide  au sommet  de la tige. La plante pousse surtout en milieux humides : rivages des cours d’eau, pourtour des marais et zones de débordement d’eau printanière. Le vérâtre vert est aussi appelé « Tabac du diable  », à cause d’une substance toxique qu’il contient et qui cause des brûlures d’estomac et des vomissements. Si la plante n’est pas complètement vomie, l’empoisonnement peut conduire à la mort.

(Photo: Jeune pousse de vérâtre vert)


Le sabot de la Vierge

Le sabot de la Vierge est une plante de la famille des Orchidacées qui pousse dans le sud  du Québec jusqu’à la baie James et la Basse-Côte-Nord. Sa fleur rose, parfois blanche, est spectaculaire avec un de ses pétales gonflé, en forme de sac, et traversé de veines plus foncées. Cette plante était utilisée par certaines tribus amérindiennes pour fabriquer un philtre d’amour. Ne la dérangez pas : elle prend 15 ans à produire une première fleur et peut vivre plus de 50 ans.

(Photo: Sabot de la Vierge)


Le pic maculé

Le pic maculé est un migrateur hâtif qui niche au marais Léon-Provancher. Le mâle est facilement reconnaissable par le rouge de son front et de sa gorge. Chez la femelle, la gorge est blanche. Son cri nasillard et surtout son tambourinage le distinguent également : une série de coups rapides puis suivis de coups espacés et rythmés, qui font penser à un message codé en morse que le mâle produit surtout sur un chicot. Le bout de sa langue n’étant pas corné, le pic maculé perce une série de petits trous, entre autres dans l’écorce des bouleaux et des arbres fruitiers, pour se nourrir de sève et d’insectes. Cette coulée de sève attire aussi les colibris à gorge rubis.

(Photo: Pic maculé femelle)


Le tambourinage du pic maculé


La lumière, une excellente horloge

Tout le monde connaît bien le rôle de la lumière comme source d’énergie, mais saviez-vous qu’elle a un rôle beaucoup moins connu, mais tout aussi crucial? En effet, l’allongement de la durée du jour au printemps (et à l’inverse, son raccourcissement en automne) permet aux végétaux et aux animaux d’actionner leur horloge interne pour synchroniser leurs activités avec les changements de leur environnement, et en fonction des saisons. C’est ce qu’on appelle la photopériode. Chez les animaux, elle permet entre autres de synchroniser les activités d’accouplement et de migration et ainsi d’assurer une survie maximale des individus.

(Photo: Vol d'oies des neiges)




Extrait de
Les saisons au marais Provancher - le printemps

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