Une zone de transition

Encore de l’eau, toujours de l’eau!

La présence d’eau sur le territoire s’avère nécessaire pour la faune, qui cherche des points pour s’abreuver toute l’année. Au printemps, le débit du ruisseau atteint son maximum avec la fonte des neiges qui s’ajoute aux précipitations. En été, son débit devient presque nul en période de sécheresse prolongée. Peut-être avez-vous remarqué la présence d’anciens fossés de drainage? Ce sont les vestiges de l’agriculture qui se pratiquait jadis sur le territoire. Ces fossés contribuent encore à l’évacuation de l’eau vers le fleuve.

(Photo: Ruisseau Desrochers)


Une belle diversité


Le morio

Le papillon morio est exceptionnel, car il passe l’hiver sous forme adulte, camouflé sous un épais tapis de feuilles mortes. Dès les premières journées ensoleillées d’avril, ce grand papillon reprend  son envol à la recherche de nectar. Le dessus des ailes est brun-marron, et leur contour très dentelé est jaunâtre avec des motifs bleus et jaunes. Le dessous des ailes est gris foncé, sans motif. Il fréquente les lisières des bois et les chemins forestiers dans les forêts mixtes, d’avril à octobre.

(Photo: Morio, CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0))


L’azur printanier

L’azur printanier est un papillon diurne solitaire très commun, qui fréquente divers types de forêts et qui circule dans les sentiers, les chemins et les clairières de boisés mixtes. On l’observe dès avril et jusqu’à la fin mai. Le dessus des ailes présente différentes teintes de bleu, allant du pâle au foncé, avec de légers motifs sur les contours. Le dessous des ailes est couvert d’un agencement de blanc et de gris que traversent des motifs foncés et variés. Les adultes se nourrissent du nectar des fleurs du cornouiller, de la viorne  et du bleuet.

(Photo: Azur printanier, CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0))


Le carouge à épaulettes

Très présents au marais, les carouges à épaulettes mâles arrivent vers la fin de mars, suivis des femelles environ trois semaines plus tard. Le mâle défendra son territoire avec vigueur contre tout intrus qui s’y aventurera, surtout si c’est l’un de ses congénères. Lors de votre passage sur la digue du marais, des mâles territoriaux pourraient venir à votre rencontre en laissant entendre des cris aigus, tout en vous montrant leurs épaulettes rouge vif et en gonflant leur plumage noir. La femelle, plus furtive, est plus petite et arbore un plumage brun avec de fortes rayures foncées. Le nid sera souvent construit entre les tiges de quenouilles ou d’un arbuste, tout près de l’eau.

(Photo: Carouge à épaulettes femelle)


Le chant du carouge à épaulettes


Le tyran tritri

La bande blanche au bout de la queue caractérise le tyran tritri. Son plumage est noirâtre sur le dessus du corps, et blanc sur le dessous; la couronne rouge sur le dessus de sa tête peut être vue lors d’une agitation intense. Ce tyran est très intolérant envers les corneilles et les buses, qu’il harcèle férocement jusqu’à se poser sur leur dos lorsque ces espèces pénètrent dans son territoire. Au marais, il fréquente le secteur de la digue. Son vol est souvent marqué par des battements d’ailes rapides et saccadés, voire frémissants. Ses cris sont aigus et agressifs. Il niche souvent dans la fourche d’un chicot, à plus de trois mètres du sol. C’est un prédateur important pour les populations de libellules.

(Photo: Tyran tritri)


Le chant du tyran tritri


Un peu d'histoire

Vous vous trouvez tout près d’un sentier dont la vocation initiale a passablement changé. En effet, reportez-vous plus de 100 ans en arrière, alors que des trains circulaient ici. All aboard! Voyons ce que M. Rémi Morissette, président de la Société d’histoire de Neuville, raconte à ce sujet.

(Photo: jeune cerf de Virginie)


L'ancienne voie ferrée


Faites la boucle!

Si vous vous sentez d’attaque, nous vous suggérons de dévier légèrement de notre circuit proposé pour emprunter le sentier La boucle qui se trouve face à vous (au sud). Ce sentier parsemé de fougères vous conduit jusqu’aux abords du fleuve avant de vous ramener ici, où vous pourrez poursuivre notre circuit. Ce sera l’occasion pour vous d’observer l’embouchure du ruisseau Desrochers, où l’on retrouve souvent des bernaches du Canada, des oies blanches et parfois, des pygargues à tête blanche au printemps.
Pour vous aider à vous repérer, consultez la carte sur le panneau situé à l’intersection des sentiers.

(Photo: Pyguarge à tête blanche)




Extrait de
Les saisons au marais Provancher - le printemps

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