Le poste d'incendie

La caserne de pompiers n°1

Au 212, rue Dumoulin, on aperçoit l'édifice où se trouvait autrefois la station de feu n°1, construite en 1907.

Au début des années 1900, on y trouve un puit qui fournit l’eau nécessaire aux pompiers. Les budgets sont restreints et les employés accomplissent plusieurs tâches: le chef pompier est aussi chef des travaux publics de la ville. Il s'absente régulièrement du poste avec son cheval, souvent occupé à réparer les trottoirs de bois, à une époque où aucun chemin n’est pavé.

Il n'est pas rare que le feu se déclare alors que le chef et les chevaux sont sortis, loin du poste. Lorsque quelqu’un aperçoit un incendie, il doit courir au poste et sonner les cloches, car le téléphone n’existe pas. Au son des cloches, les gens accourent pour aider, amenant avec eux leurs chevaux, tandis que d'autres s'approchent pour observer. Le premier arrivé avec ses chevaux reçoit un nouveau billet de vingt dollars. Il attache ensuite l’équipement et part en direction du feu.
 

La brigade de pompiers

On peut apercevoir ici la brigade de pompiers devant la station de feu n°1 en 1914, sur la rue Dumoulin, derrière l’hôtel de ville. Construit en 1907, cet édifice remplace le premier poste de pompiers, jadis situé au même emplacement au début des années 1880.

La maison Gingras

Au 221, rue Dumoulin, de l’autre côté de la rue, se trouve la maison Gingras, construite en 1882. Elle a été rénovée depuis sa construction, mais le toit en mansarde, la tour, les détails des lucarnes et de la véranda sont restés intacts.

Cette photographie donne un bon aperçu des éléments architecturaux. François Gingras a pu construire cette maison grâce aux profits de ses entreprises commerciales et de ses spéculations à l’ouest de la rivière Rouge.



Extrait de
Circuit historique de Saint-Boniface

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