La chapelle et le Vieux Couvent

Histoires de piété et d’éducation

Composé de la chapelle Sainte-Anne et du Vieux Couvent, ce secteur du bourg Saint-Louis nous transporte dans un chapitre d'histoire empreint de piété et d'éducation. Débutons avec la chapelle.

C’est dans la première moitié du 19e siècle, vers 1830, qu’a été construite la chapelle Sainte-Anne, au même emplacement où une première chapelle aurait été érigée en 1679. Au centre de la nef, sous le plancher, y reposent les sépultures du seigneur Eugène LaRue, de son épouse Lucille Grenier et de leur fille adoptive Elmina Davis.

Souvent nommée « la chappelle de la Petite-Fête-Dieu » dans les documents, la chapelle Sainte-Anne a eu une vocation particulière, comme nous l’apprend la Société d’histoire de Neuville dans son Bulletin de l’automne 1998 :

« C’est dans cette chapelle qu’on fit le vœu de remémorer chaque année un fait important que la population a qualifié de miracle. Une journée en 1713, un violent incendie éclate et les flammes poussées par le vent menacent de faire brûler tout le village. Le curé prend la tête d’une procession au Saint-Sacrement pour conjurer le danger. Au moment où la procession entre dans l’église, la pluie commence à tomber et éteint l’incendie qui s’annonçait catastrophique. À partir de ce temps, on commémora chaque année ce miracle. »

Photo : François Robitaille

La chapelle Sainte-Anne

La chapelle Sainte-Anne a été au cœur de la procession de la Petite-Fête-Dieu jusqu’au début du 20e siècle.

Classée monument historique par le gouvernement du Québec en 1965, la chapelle Sainte-Anne a été désignée lieu historique national du Canada en 2000. Après avoir animé la vie religieuse du bourg Saint-Louis pendant des décennies, elle est aujourd’hui propriété de la Ville de Neuville et est utilisée principalement pour les activités culturelles et les mariages civils.

Photo : Société d’histoire de Neuville

Le Vieux Couvent

Voisin de la chapelle Sainte-Anne à l’est, le Vieux Couvent a fait partie intégrante de la vie éducative du bourg Saint-Louis et de Neuville du 18e au 20e siècle.

Un premier couvent a été constuit en 1716, sur le site du bâtiment actuel. Promis à Jean Basset (curé de Neuville de 1684 à 1716) par Marguerite Bourgeoys, fondatrice de la congrégation de Notre-Dame, le couvent a eu pour mission, jusqu’en 1965, la dispense d’un enseignement primaire et secondaire aux jeunes filles de la paroisse.

Quelques décennies après sa construction, le couvent s’est retrouvé au cœur des conflits militaires qui marquaient alors la Nouvelle-France. Lors de la guerre de la Conquête, au terme de laquelle la Nouvelle-France deviendra une colonie britannique (1763), le bâtiment sert de caserne aux troupes anglaises de 1759 à 1761, pour reprendre ensuite sa vocation éducative.

En 1775-1776, au début de la guerre de l'Indépendance des États-Unis (1775-1783) opposant les Américains à la Grande-Bretagne, le couvent est occupé par des troupes américaines. Contraints de regagner les États-Unis en raison du mauvais état de leurs troupes et d'un manque de soldats, les flottes du général Richard Montgomery et du colonel Benedict Arnold déchargent leurs boulets de canon sur Neuville avant de quitter. Fortement endommagé, le couvent est rapidement reconstruit et reprend sa fonction éducative.

Photo : Yvan Bédard

Le Vieux Couvent

Cette image nous montre le couvent en 1875. Vers 1877, considéré en mauvais état, il est reconstruit pour faire place au bâtiment que l’on connaît actuellement.

Photo : Société d’histoire de Neuville

L'ancien cimetière paroissial

Datant de 1925, cette photo nous montre qu’à l’ouest du couvent, à l’emplacement des actuels terrains de tennis, se trouvait le cimetière parroissial. Les parroissiens ont été inhumés dans ce cimetière jusqu’en 1920.

Photo : Société d’histoire de Neuville

L'ancien cimetière paroissial

La photo ci-dessus a été prise dans les années 1910, avant que le cimetière ne soit relocalisé (avec exhumation des défunts) sur un terrain bordant le fleuve et voisin de la marina.

Notez la posture à première vue singulièrement avant-gardiste (et bien commune de nos jours) de l’homme à droite : s’il a l’air de consulter son « Iphone », on s’imagine bien que c’est plutôt sa montre qu’il regarde, question de ne pas arriver en retard à la messe !

Si vous avez l’occasion de visiter l’actuel cimetière de Neuville, à côté de la marina, remarquez les quelques épitaphes minces de couleur blanche qui proviennent de l’ancien cimetière qui était adjacent au couvent.

Photo : Société d’histoire de Neuville

Le Vieux Couvent, d'hier à aujourd'hui

Extrait de
Histoires de Neuville | La vie au bourg Saint-Louis

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