Coin rue de l'Église / rue Bourdon

Histoires d’entrepreneurs

Le secteur du bourg Saint-Louis où se trouve l’actuelle quincaillerie a vu défiler plusieurs entrepreneurs, chacun d’entre eux ayant contribué au dynamisme économique et à la diversité de l’offre commerciale à Neuville.

Les métiers exercés par ces travailleurs, dont uniquement quelques-uns vous seront présentés ici, étaient pour certains rassembleurs et innovants, pour d’autres essentiels ou gourmands.

Photo : François Robitaille

La conserverie coopérative

Neuville est reconnue de longue date pour la qualité de son agriculture et de son exploitation maraîchère. Dans ce domaine, l’esprit d’entrepreneuriat et de coopération a donné lieu à la création d’une belle entreprise à l’angle des rues de l’Église et Bourdon, à l’emplacement de l’actuelle quincaillerie de Neuville.

Photo : François Robitaille

La conserverie coopérative

Au début des années 1930, des cultivateurs de Neuville (tels que Léon Beaudry, Joseph-Alphonse Côté, Victor Côté, Arthur Noreau, Michel Angers et Alphonse Matte) ont mis leurs forces en commun pour fonder une conserverie (ou « cannerie » comme on l’appelait à l’époque) coopérative, propriété du Syndicat coopératif de Neuville. Cette conserverie, que montre bien la photo ci-dessus, permettait aux cultivateurs membres de la coopérative de diversifier leurs activités et d’augmenter leurs profits.

Photo : Société d’histoire de Neuville

La conserverie coopérative

Jusqu’en 1940, ce sont haricots, tomates et évidemment maïs qui étaient mis en conserve, sous la marque de commerce « Aviation ». Les « cannes » de la conserverie du Syndicat coopératif de Neuville avaient même leurs étiquettes distinctives.  

Image : http://jeanprovencher.com/2017/01/01/le-mais-et-les-feves-jaunes/

La conserverie coopérative

Cet esprit de coopération des cultivateurs neuvillois s’est d’ailleurs perpétué à travers les décennies et a été à l’origine de la création, en 1997, de l’Association des producteurs de maïs sucré de Neuville. Toujours bien active aujourd’hui, cette association a pour objectif de promouvoir la qualité du maïs neuvillois, reconnue de longue date à travers la province de Québec, et d’en protéger l’appellation par le biais de son logo distinctif.

Depuis juin 2017, après des années de démarches, l’Association des producteurs de maïs sucré de Neuville a obtenu, du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, la certification d’identification géographique protégée (IGP). Le « maïs de Neuville » est désormais une appellation réservée.

Enfin, l’emplacement de l’actuelle quincaillerie de Neuville a été particulièrement prolifique en matière d’activité économique et surtout de mouvement coopératif. En 1942, la Caisse populaire de Neuville s’est installée dans les anciens locaux de la conserverie coopérative, jusqu’à sa relocalisation sur la rue des Érables en 1973. Depuis, le site de la conserverie est occupé par la quincaillerie de Neuville.  

Image : Ville de Neuville

La boulangerie

Le troisième bâtiment à l’est à partir du coin de l’Église / Bourdon (qui est situé à l’actuel 699 rue Bourdon) a eu une vocation économique particulièrement durable et d’intérêt pour les villageois.

Photo : François Robitaille

La boulangerie

L’histoire de cette maison remonte à loin. En 1890, Gaudiose Morand, maître boulanger, y a établi une boulangerie. À l’origine, le bâtiment avait deux étages au-dessus du rez-de-chaussée.

Il y avait donc une boulangerie au bourg Saint-Louis dès la fin du 19e siècle et ce commerce s’y est maintenu pendant près d’un siècle, soit jusqu’en 1992. Si la vocation de l’établissement est toujours restée la même, il faut dire que plusieurs boulangers en ont été propriétaires à la suite de Gaudiose Morand:

- Nicolas Habel en 1916
- Arthur Matte en 1918
- Gédéon Perron en 1929
- Robert Garneau en 1945
- Euclide Gendron en 1947
- Robert Charland en 1950
- Lucien Langlois en 1960
- Anatole Fortier en 1962
- Danielle et Gilles Juneau en 1986

Dans les années 1950, le jeune Denis de Belleval a habité, avec sa famille, un logement de cette maison. Celui-ci sera plus tard député de Charlesbourg (1976-1982) et ministre (1976-1981) dans le gouvernement de René Lévesque, puis administrateur (1983-1989), directeur général de la Ville de Québec (1990-1995, 2001-2006) et diplomate (1996-1999).

Photo : Société d’histoire de Neuville

Le moulin à scie Brousseau

Du côté ouest de la rue Bourdon, sur le terrain de l’actuelle quincallerie, se trouvait un moulin à scie qu’Eugène Brousseau a inauguré en 1923 et exploité jusqu’à sa mort en 1959. Il y avait aussi installé une « moulange » servant à moudre le grain des cultivateurs de Neuville.

Photo : François Robitaille

Le moulin à scie Brousseau

Le fils d'Eugène Brousseau, Georges-Henri (que l’on voit sur la photo ci-dessus), a repris le commerce familial et l’a maintenu en activité jusqu’en 1990. 

Photo : Société d’histoire de Neuville

Extrait de
Histoires de Neuville | La vie au bourg Saint-Louis

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