Coin rue Bourdon / rue Courval

Histoires de presse

Ce secteur du bourg Saint-Louis cache une histoire peut-être moins connue, mais fort dynamique et marquante dans la vie portneuvoise.

La maison qui apparaît sur la photo ci-dessus fait partie intégrante de l’histoire journalistique du comté de Portneuf.

Photo : François Robitaille

Histoires de presse

Bien avant le Courrier de Portneuf, journal régionnal encore aujourd’hui bien établi, il y a eu l’Écho de Portneuf, fondé en 1939 et produit à Donnacona.

Histoires de presse

L’Écho de Portneuf a ensuite changé de nom, en 1953, pour Portneuf-Presse.

Histoires de presse

En 1961, Rosaire Chalifour (député de l’Union nationale au gouvernement provincial de 1953 à 1960) acquiert le Portneuf-Presse et l’établit dans le Vieux Chemin de Cap-Santé, village où il habite.

À la fin des années 1960, le journal compte 7 employés : la directrice Lise Frenette-Chalifour, belle-fille de Rosaire Chalifour, ainsi que 3 employés à temps plein et 3 employés à temps partiel.

En 1971, le journal est relocalisé à Neuville.

En 1972, survient le décès de Rosaire Chalifour. Sa belle-fille Lise, directrice du Portneuf-Presse depuis 1968, fait l’acquisition du journal, pepétuant ainsi l’activité journalistique à Neuville qui demeure le centre de la presse régionale.

En 1973, le Portneuf-Presse change de nom pour l’Hebdo de Portneuf. Au fil des années, le nombre de pages du journal augmente au prorata de la publicité, requérant plus d’employés et de journalistes-pigistes ainsi que l’amélioration de la machinerie.

Le montage hebdomadaire du journal s’effectue à Neuville, nécessitant de 6 à 7 jours de travail, et l’impression est réalisée par une entreprise de Saint-Romuald, l’imprimerie Saint-Romuald Offset.

L’Hebdo de Portneuf  sera en activité à Neuville jusqu’en 1981, année où Lise Frenette-Chalifour, mère de famille et propriétaire du journal depuis près de 10 ans, passe le flambeau à la Saint-Romuald Offset qui relocalise le journal à Donnacona. Ayant comme concurrent le Courrier de Portneuf depuis 1977, l’Hebdo de Portneuf sera ensuite racheté par Québécor qui en cessera la publication à la fin des années 1980.   

Il fut donc une époque pas si lointaine où le cœur de la presse portneuvoise se trouvait à Neuville, en plein bourg Saint-Louis.

Un charretier et un "tea room" sur la rue Courval

Juste en face de l’ancien Portneuf-Presse, au 208 rue Courval, se trouve la maison ayant appartenu à Henri Lapperrière, charrretier qui transportait les gens de Neuville avant de devenir propriétaire d’un taxi.

La photo ci-dessus nous montre la maison en 1941 et la fille d’Henri Lapperrière, Jeannine, Neuvilloise honorée encore récemment pour sa grande implication bénévole auprès de ses concitoyens.

La maison située juste à côté de celle des Laperrière côté sud a abrité un « Tea Room ». Bordant la route 138, ce commerce saisonnier a été bien populaire auprès des touristes américains puisque la propriétaire, une dame Noreau, était parfaitement bilingue. Son « Tea Room » a été le témoin d’une époque où le tourisme à Neuville était particulièrement important et où les commerces en tous genres (dont des magasins de souvenirs, restaurants et auberges) étaient particulièrement achalandés.

Cette époque de vitalité touristique accrue est antérieure à la construction de l’autoroute 40 dans les années 1970, lorsque la route 138 était le passage obligé des vacanciers parcourant la région.

Photo : Société d’histoire de Neuville

Extrait de
Histoires de Neuville | La vie au bourg Saint-Louis

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