La salle paroissiale St. Mary's

La salle paroissiale de Rouleauville

Source photo: Photo Glenbow Archives (NC-24-23; 1911); Voix : Sandra Gagnon


De la salle paroissiale à la gare

Source photo: Photo: Glenbow Archives (ND-8-307, 1913-1918); Voix : Frédérick Audet


Une transition architecturale

Photo: DCCLIC, façade nord du bâtiment, 2019.

7 novembre 1886, l'incendie de trop

Le 7 novembre 1886, un incendie dévastateur détruit de nombreux édifices de bois de la rue principale de Calgary.

Afin de tirer des leçons de cette catastrophe, les habitants de Calgary décident de reconstruire les immeubles de la ville avec du grès, un matériau plus résistant au feu.

Présent en abondance dans les vallées du sud-ouest de l'Alberta, on le trouve essentiellement dans la formation de Paskapoo (homme aveugle en langage cri). Celle-ci recouvre une grande partie du sud-ouest de l'Alberta et tire son nom de la rivière Blindman. 
«L'ère du grès» était née. 

Source: Le Réseau canadien d'éducation géoscientifique
Photo: Glenbow Archives (NA-298-3, 7 novembre 1886), la 9ème avenue entre Centre Street et 1th Street SE, après l'incendie du 7 novembre 1886. Les immeubles Freeze, J. Paterson et Grand Central sont au centre.

Calgary, une ville de grès

Pendant de nombreuses années, une quinzaine de carrières autour de la ville ont été exploitées. Le grès est utilisé partout, de Stephen Avenue à Rouleauville-Mission notamment, où de nombreux bâtiments y ont été érigés, offrant un caractère historique et patrimonial important à la ville. Parmi eux, l'hôtel de ville construit en 1911, la Cathédrale St. Mary's et bien sûr la salle paroissiale de Rouleauville (St. Mary's Parish Hall). 

Le grès du sud-ouest de l'Alberta est constitué de grains de sable érodés des protorocheuses et transportés vers l'est par les rivières. Une érosion que l'on situe  entre 58 à 65 millions d'années. Ainsi, au fil du temps, les sables ont été recouverts par des centaines de mètres de sédiments; ils se sont consolidés avec des minéraux précipités par les eaux souterraines, puis ils ont été mis a nu lentement par l'érosion pour former les affleurements de grès qu’il est encore possible d’apercevoir de nos jours le long des vallées fluviales. 

Source: Le Réseau canadien d'éducation géoscientifique
Photo: Glenbow Archives (NA-3267-53; 1912)
Bloc de grès de 10 tonnes extrait de la carrière Scotsman's, sur la rive nord de la rivière Oldman, à 6 milles au nord-ouest de Monarch. Il a été transformé entre  1910-1913, par 60 maçons écossais. Ses pierre ont été utilisées pour les bureaux du service postal de Lethbridge, l'hôtel de Banff Springs et les anciens bâtiments du chemin de fer Canadien Pacific.

La brique en plein essor

L'incendie désastreux de 1886 a aussi fait naître à Calgary une industrie de la brique rapidement fleurissante. En effet, de nombreux résidents ont commencé à construire des cheminées en briques incombustibles, mélange de schiste et de grès. 

Dès 1907, les maisons de briques poussent comme des champignons dans Calgary, et les briqueteries de la ville connaissent leurs heures de gloire et de prospérité.

Malheureusement, lorsqu'en 1914, la Première Guerre mondiale débute, elle met fin à ces deux secteurs d'activité. En effet, les travailleurs durent s'enrôler dans les forces armées et abandonner leur patrie et leur famille. 

L'utilisation de la brique réapparaît entre les deux guerres et l'on retrouve à calgary encore quelques bâtiments de l'époque.

Source: Le Réseau canadien d'éducation géoscientifique
Photo: Glenbow Archives (NA-529-29, non-daté), briqueterie de Little et partenaires sur le territoire de Banff.



Extrait de
Rouleauville, le quartier historique francophone de Calgary

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