Le pont de la gare de la C.No.R

Le pont de la gare de la Canadian Northern Railway

Source photo: Photo: Arnaud Barbet, Vers le parc Lindsay, 2018. Voix : Frédérick Audet


De la gare de Rouleauville aux marchés ruraux

Source photo: Photos: Glenbow Archives (ND-8-306, 1913 - 1918 et DCCLIC, 2019) Le pont, vue vers le Nord, à gauche la cathédrale St. Mary's; Voix: Sandra Gagnon


La fin d'une aventure ferroviaire pour la C.No.R

Entre 1915 et 1918, la C.No.R tente en vain d'augmenter ses profits au plus fort du conflit. Mais la majeure partie du trafic en temps de guerre se déplaçait avec le Canadian Pacific et les rumeurs de crise financière dues à la Grande Guerre lui seront fatales.

La C.No.R s'endette lourdement auprès des banques et des gouvernements, et ses succursales rentables dans les provinces des Prairies, le «garde-manger du Canada»ne génèrent plus suffisamment de revenus pour couvrir les coûts de construction dans d'autres régions. 

Incapable de rembourser ses débiteurs, la société demande une aide financière. En échange de fonds, le gouvernement fédéral obtient le contrôle majoritaire des actions et la C.No.R est nationalisée le 6 septembre 1918, puis absorbée par le Canadien National Railway (C.N.R.). La compagnie cessera d'exister le 20 janvier 1923, date à laquelle le Canadien National Railway (C.N.R) fut officiellement consolidé. 

Photo: Canadian Northern Railway, locomotive 700 à vapeur provenant de la collection Aubrey Mattingly Transportation.
Source: Canada-Rail

Le premier train à Calgary

En tête de ce convoi, les 4 locomotives à vapeur dont la numéro 87. Une première depuis que la voie est installée à Calgary. 

Photo: Glenbow Archives (NA-967-11, 1883)

Parmi les 7 grands: Éphrem-A. Brisebois

Né en 1850 à South Durham, dans le Bas-Canada. Éphrem-A. Brisebois venait d’une famille instruite, bilingue et profondément attachée à la religion catholique. 

Excellent élève, il quitta tout de même l’école à l’âge de 15 ans pour s’engager dans l’armée des nordistes pendant la dernière phase de la guerre de Sécession aux États-unis.

Ses qualités de soldat lui ont valu d'être désigné pour devenir l'un des premiers agents de la nouvelle police à cheval du Nord-Ouest, le 25 septembre 1873. Ainsi, à l'âge de 23 ans, Éphrem-A. Brisebois devient le seul officier commandant francophone et parfaitement bilingue ayant participé à la grande marche vers l’Ouest de ce nouveau corps policier, en 1874.

En avril 1875, Brisebois reçut l'ordre d'établir un avant-poste (Fort Brisebois) près de la rivière Bow, là où se trouve maintenant la ville de Calgary. On sait que le père Léon Doucet a été le premier homme blanc à accueillir l'inspecteur Brisebois et sa troupe à leur arrivée. 

Marié de fait avec une femme métisse, il est aussi préoccupé par la disparition des bisons. En effet, il voyait celle-ci comme une cause de famine pour la population autochtone des prairies. Brisebois s’efforça donc, durant son séjour au fort, de faire respecter les règlements sévères de la chasse.

À moins que ces règlements ne soient respectés, signifia-t-il en 1875, «le bison disparaîtra en moins de dix ans. Les Indiens mourront de faim et ne pourront subsister qu’en étant complètement aux crochets du gouvernement canadien.»

Il ne se passa pas cinq ans avant que le gouvernement fût malheureusement dans l’obligation de nourrir les autochtones.

Source: Dictionnaire biographique du Canada; Suzanne de Courville Nicol - Présidente du Bureau de visibilité de Calgary; Denis Perreaux - Historien et directeur de la Société historique francophone de l'Alberta.
Photo: Glenbow Archives (NA-828-1, 1876) Capitaine Éphrem-A. Brisebois, police à cheval du Nord-Ouest.



Extrait de
Rouleauville, le quartier historique francophone de Calgary

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