Le couvent Sacré-Cœur

L'arrivée des sœurs Fidèles compagnes de Jésus

Source photo: Photo: Glenbow Archives (NA-1753-1; 1886) Le presbytère et l'église au premier plan, le couvent Sacré-Coeur en arrière plan; Voix : Frédérick Audet


Les sœurs et l'enseignement

Source photo: Photo: Glenbow Archives (NA-3550-20, 1920) Un groupe d'étudiantes du couvent Sacré-Cœur; Voix: Sandra Gagnon


Un bâtiment qui s'agrandit

Source photo: Photo: Glenbow Archives (NA-3550-6; 1924) Autel de la chapelle du couvent Sacré-Cœur; Voix : Frédérick Audet


Le couvent aujourd'hui 

Le couvent est un centre de conférence et de retraite géré par les sœurs Fidèles compagnes de Jésus depuis 1982.

Considéré par les croyants comme un foyer spirituel où Dieu est omniprésent, ce couvent a su s’adapter. Sa mission a évolué dans le temps grâce, notamment, à la prise en compte des besoins de la population d'aujourd'hui et à la collaboration du clergé catholique et des responsables œcuméniques. 

Il accueille maintenant de nombreuses conférences, des retraites, des ateliers culturels et artistiques, ainsi qu'un accompagnement et de la formation pour les jeunes.

Source: Fidèles compagnes de Jésus.
Photo: Arnaud Barbet, la façade nord du couvent en hiver, 2018.

Parmi les 7 grands: les sœurs Fidèles compagnes de Jésus

Cette congrégation vouée à l’enseignement a été fondée à Amiens, en France, en 1820, par Marie Madeleine de Bonnault d’Houet (1781-1858).

En 1883, huit religieuses entreprennent un très long et périlleux voyage d'Europe à Saint-Laurent (près de Batoche, en Saskatchewan)en réponse à l’appel de l’évêque Mgr Vital Grandin qui a besoin de sœurs pour ses terres de mission.

En février 1885, la rébellion du Nord-Ouest atteint Batoche,sous le commandement du métis Louis Riel. Alors que la bataille fait rage entre les Métis et l'armée, Louis Riel s'engage à retenir et protéger les sœurs ainsi que 5 prêtres de la mission. Malgré le caractère restrictif de cette proposition, les sœurs acceptent. 

Elles ont été libérées en mai, après la reddition de Riel au général Middleton, et ont reçu la confirmation de Mgr Vital Grandin de leur transfert dans une petite ville frontalière appelée Calgary.

Elles arrivent le 26 juillet 1885 à Calgary et, dès le 1er septembre, la première école Sainte-Marie (St. Mary's School) ouvre ses portes. 

Marie-Madeleine Victoire d'Houët 

Née en France en 1871, sous le nom de Marie-Madeleine-Victoire de Bengy, elle connaît dès son adolescence les troubles sociaux qui ont suivi la révolution. Elle épouse Joseph de Bonnault d'Houët en 1804, mais devient veuve dix mois plus tard. Enceinte, son bébé naît un mois après le décès de Joseph. 

Jeune mère célibataire, elle mène une vie de chrétienne engagée et de femme et de mère responsable. Elle démontre une forte conscience sociale tout en adorant son enfant. Marie-Madeleine a aussi une vie amoureuse et envisage sérieusement de se remarier.

Mais, au fond de son cœur, elle sent qu'elle est appelée à autre chose. Inspirée par les femmes de l'Évangile et sa foi en Dieu, elle suivra, pas à pas, cet appel. Les derniers mots que Jésus aurait prononcés sur la croix, «j'ai soif», toucheront profondément son cœur.  

Cette jeune femme ardente, connue pour son esprit généreux, sa joie de vivre et sa volonté ferme, formera une société de femmes apostoliques qui vivront l'idéal ignacien et adopteront donc le chemin de la connaissance intérieur et de l'amour infini de Dieu. Ainsi naîssent les sœurs Fidèles compagnes de Jésus en 1820.

Sources: Les sœurs Fidèles compagnes de Jésus, Suzanne de Courville Nicol - Présidente du Bureau de Visibilité de Calgary; Denis Perreaux - Historien et directeur de la Société historique francophone de l'Alberta. 
Photo: Les sœurs Fidèles compagnes de Jésus, portrait de Marie-Madeleine Victoire d'Houët.



Extrait de
Rouleauville, le quartier historique francophone de Calgary

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